La cérébrolésio en quelques mots
Définition médicale de la cérébrolésion
La cérébrolésion désigne toute atteinte du cerveau, provoquée par un événement survenu après la naissance, qui entraîne la destruction ou l’altération de certaines zones cérébrales et de leurs fonctions associées.
Points clés de la définition
Il s’agit d’une lésion acquise, c’est-à-dire qu’elle n’est pas présente à la naissance et n’est pas due à une maladie évolutive ou dégénérative comme Alzheimer ou Parkinson.
Elle peut toucher une ou plusieurs structures à l’intérieur de la boîte crânienne, principalement le cerveau et ses vaisseaux.
La cérébrolésion provoque la mort d’un certain nombre de neurones dans une ou plusieurs zones du cerveau, ce qui entraîne des séquelles de gravité variable, généralement fixées après une phase de stabilisation appelée « consolidation ».
Les lésions cérébrales ne se régénèrent pas spontanément, car les neurones du cerveau ne peuvent pas être remplacés.
Causes principales
La cérébrolésion peut être d’origine :
Traumatique : suite à un choc direct à la tête (accident, chute, agression, accident de la voie publique, accident sportif, syndrome du bébé secoué, etc.).
Non traumatique : conséquence d’un accident vasculaire cérébral (AVC), d’une tumeur, d’une infection, d’un manque d’oxygène (anoxie), d’une intoxication, ou d’une addiction.
Conséquences et séquelles
Les conséquences d’une cérébrolésion sont très variables selon la localisation et l’étendue des dommages :
Troubles moteurs (paralysie, troubles de l’équilibre)
Troubles sensoriels (gêne visuelle, auditive)
Troubles cognitifs (mémoire, attention, langage)
Troubles comportementaux et émotionnels (irritabilité, troubles de l’humeur)
Séquelles dites « invisibles » qui peuvent entraîner un handicap difficilement perceptible par l’entourage.
Synthèse
« La cérébrolésion, ou lésion cérébrale, se définit par tout dommage infligé au cerveau, altérant de manière significative les fonctions motrices, cognitives, ou émotionnelles de l’individu. Les origines de telles lésions sont diversifiées, incluant notamment les accidents de la route, les chutes graves, les coups directs à la tête, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), ainsi que l’exposition à certaines substances toxiques ou des infections graves pouvant entraîner une encéphalite. »
En résumé, la cérébrolésion est une atteinte acquise du cerveau, d’origine traumatique ou non, responsable de séquelles motrices, cognitives, comportementales ou émotionnelles, parfois durables et handicapantes.
Les conséquences
Handicap cognitif
- Fatigue
- Compréhension
- Mémoire
- Concentration
- Difficulté à s’organiser
- Probléme d’orientation
Handicap social et émotionnel
- La solitude
- Gestion des émotions
- Besoin d’aide au quotidien
- Isolement
Handicap Physique
- Exécution des taches
- Difficulté à parler
- Difficulté à se déplacer
- Modification des sens
- Problèmes de sommeil
Paroles d’adhérents
« Je m’appelle Caroline, j’ai fait un AVC en 2012 et depuis j’ai des difficultés à parler et écrire. Je m’épanouie à travers des activités artistiques (poterie, peinture, bijoux, couture…). J’aime également les activités liées au sport (Pilate, hand-ball, football, rugby…). »
« Je m’appelle Emmanuel, mon épilepsie sévère a perturbé ma vie. Ce sont des crises imprévisibles ce qui m’a amené à me renfermer sur moi-même. La peinture m’a aidé à sortir de cet enfermement. J’ai réussi à fermer mon premier livre sur ma vie pour poursuivre, (en ayant une réadaptation), et m’évader sur un autre volume et d’accepter mon handicap. »
« La cérébrolésion pour moi c’est un parcours du combattant, il faut toujours nourrir le cerveau pour maintenir et améliorer ses compétences. Mon cerveau est comme une plante, il faut la chérir et la stimuler. Le cerveau trouve des solutions pour compenser les petits dysfonctionnements du quotidien. »
Clémentine
« Avant mes AVC j’étais très active, aujourd’hui tout est fatiguant, (le bruit, le monde, la structuration de la pensée, la concentration, la gestion des émotions, la lenteur…). J’ai malgré tout retrouvé un rôle en étant Présidente du GEM ce qui me permet de continuer d’exister. La difficulté est de faire comprendre à mon entourage familial que je ne suis plus la même et que je ne peux plus faire ce que je faisais avant.
Un médecin m’a dit un jour : « votre cerveau est plein de routes, avant, pour réaliser une tache vous preniez l’autoroute, aujourd’hui, vous prenez des petites routes de campagnes… »
Sylvie
« Tout est compliqué quand on est cérébrolésé : les démarches administratives, la recherche de travail…), il faut être accompagné. J’ai voulu travailler, il a fallu imposer ma volonté. Il faut être soutenu pour cette démarche. Les employeurs ne comprennent pas la cérébrolésion par exemple faire des tâches une à une, fatigue, temps partiel… Ils mettent des freins.
Si on dit la vérité, on ne nous embauche pas
Si on ne dit pas la vérité on nous le reproche.
C’est un combat pour faire son chemin dans le monde du travail. »
Philippe
