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Paroles d'adhérents
Caroline
« Je m’appelle Caroline, j’ai fait un AVC en 2012 et depuis j’ai des difficultés à parler et écrire. Je m’épanouie à travers des activités artistiques (poterie, peinture, bijoux, couture…). J’aime également les activités liées au sport (Pilate, hand-ball, football, rugby…). »
Clémentine
« La cérébrolésion pour moi c’est un parcours du combattant, il faut toujours nourrir le cerveau pour maintenir et améliorer ses compétences. Mon cerveau est comme une plante, il faut la chérir et la stimuler. Le cerveau trouve des solutions pour compenser les petits dysfonctionnements du quotidien. » Clémentine
Emmanuel
« Je m’appelle Emmanuel, mon épilepsie sévère a perturbé ma vie. Ce sont des crises imprévisibles ce qui m’a amené à me renfermer sur moi-même. La peinture m’a aidé à sortir de cet enfermement. J’ai réussi à fermer mon premier livre sur ma vie pour poursuivre, (en ayant une réadaptation), et m’évader sur un autre volume et d’accepter mon handicap. »
Sylvie
« Avant mes AVC j’étais très active, aujourd’hui tout est fatiguant, (le bruit, le monde, la structuration de la pensée, la concentration, la gestion des émotions, la lenteur…). J’ai malgré tout retrouvé un rôle en étant Présidente du GEM ce qui me permet de continuer d’exister. La difficulté est de faire comprendre à mon entourage familial que je ne suis plus la même et que je ne peux plus faire ce que je faisais avant.
Un médecin m’a dit un jour : « votre cerveau est plein de routes, avant, pour réaliser une tache vous preniez l’autoroute, aujourd’hui, vous prenez des petites routes de campagnes… »
Phillipe
« Tout est compliqué quand on est cérébrolésé : les démarches administratives, la recherche de travail…), il faut être accompagné. J’ai voulu travailler, il a fallu imposer ma volonté. Il faut être soutenu pour cette démarche. Les employeurs ne comprennent pas la cérébrolésion par exemple faire des tâches une à une, fatigue, temps partiel… Ils mettent des freins.
Si on dit la vérité, on ne nous embauche pas
Si on ne dit pas la vérité on nous le reproche.
C’est un combat pour faire son chemin dans le monde du travail. »
